16 octobre 2009
Gwenaëlle Aubry, Personne, Le Mercure de France, 2009.
Personne est le portrait sous forme d’un abécédaire (de A
comme Artaud à Z comme Zelig) d’un père différent. Homme aux multiples facettes
jusqu’à ne plus connaître lui-même sa propre identité, le père de Gwenaëlle
Aubry est ce qu’on appelle un « fou », un mélancolique, un dépressif.
Professeur de droit issu d’une famille bourgeoise, il connaîtra la
clochardisation, l’alcoolisme, l’exclusion. Du reste, il se choisit comme
emblème le mouton noir; il se compose également un bestiaire à la
fois rassurant et mystérieux. Tout comme l’ensemble de son univers mental d’une
richesse et d’une finesse infinies : Aubry a en effet choisi d’intégrer dans
son récit des extraits d’un texte écrit par son père où il se raconte et s’analyse
(au sens psychanalytique du terme).
Cet homme-là était certainement hors du
commun : un être ultrasensible, trop lucide et finalement inadapté à notre
monde si sérieux, lui qui avoue n’avoir pas vieilli au-delà de sa cinquième
année. Les descriptions de repas de famille bourgeoise où chacun se doit de
jouer une mascarade sociale afin d’être accepté est d’une justesse poignante. Ce
jeu social où l’on masque sa personnalité profonde n’est-il pas déjà le début d’une
folie, celle de la normalité et de la peur du « qu’en dira-t-on » ?
La folie du père paraît ainsi plus clairvoyante à sa fille que la santé mentale
des autres.
La prose d’Aubry est faite de longues phrases amples qui vont et
viennent comme le mouvement de la mer, comme pour enserrer ce cher papa
maintenant disparu. L’abécédaire évite aussi la linéarité et permet de
superposer les époques, les nombreuses personnalités du père : voilà un
procédé littéraire tout simple mais qui décuple l’émotion, nuance et
approfondit toujours plus le portrait.
Bouleversant de bout en bout, Personne est un hommage magnifique au père.
D'autres lectrices : Mlle Georges et Malice.
Gwenaëlle Aubry, Personne, Le Mercure de France, 2009. 158 p., 15 €.
15 septembre 2009
Lieve Joris, Les Hauts Plateaux, Actes Sud, Aventure, 2009.
Lieve
Joris, belge flamande, parcourt le Congo depuis une vingtaine d’années, sur les
traces de son oncle missionnaire. Une seule région lui est encore
inconnue : les Hauts Plateaux, entre Minembwe et le lac Tanganyika, à
l’est du pays. Cette région frontalière d’avec le Burundi est dominée par les
Banyamulenge, un peuple réputé belliqueux qui a soutenu Kabila contre Mobutu.
Lieve Joris décide de parcourir les Hauts Plateaux à pied, en compagnie d’un
guide et de porteurs. Son projet suscite dans les villages traversés énormément
de curiosité : il est déjà rare de voir des Européens sur les Hauts
Plateaux mais plus encore une femme à pied. « Même [les vaches] s’étonnent
de ta venue. » p.16. Chacun veut savoir ce que veut cette femme et comment
elle vit en Belgique. Ses interlocuteurs ne sont pas sans malice et se moquent
gentiment d’elle. La question des vaches est primordiale pour ce peuple
d’éleveurs : Ruhuri, un vacher rencontré sur le chemin, lui demande si, en
Belgique, « de bons amis s’offrent parfois une vache. » Lui-même
avoue n’aimer que ses vaches : « La nuit, je rêve d’elles. » p.
85.
Au cours de son périple, Lieve Joris se retrouve dans des villages très
isolés, à plusieurs jours de marche d’une route asphaltée, et pourtant le
matin, les habitants écoutent les infos sur RFI. Elle rencontre également
d’autres peuples des Hauts Plateaux tels que les Fulero et s’aperçoit que la
cohabitation avec les Banyamulenge n’est pas simple. L’honnêteté dont fait
preuve Lieve Joris est surprenante : en effet, elle est parfois agacée par
les personnes qu’elle rencontre et ne s’en cache pas ; à certains moments,
elle se comporte en femme dominatrice, le reconnaît et le regrette. Après tous
ses voyages au Congo, il semble subsister un gouffre culturel qu’il est parfois
aisé d’oublier et parfois impossible à combler.
Son récit reste souvent dans l’allusif et n’apporte qu’un éclairage succinct sur certains événements majeurs congolais : il s’agit d’un récit de voyage subjectif fait de rencontres et de souvenirs personnels qui m’a un peu laissée sur ma faim. Prix Nicolas Bouvier 2009.
Lieve Joris, Les Hauts Plateaux, Actes Sud, Aventure, 2009. (De hoogvlaktes). Traduit du néerlandais par Marie Hooghe. 132p., 15 €.
20 juillet 2009
Yves Grevet, Meto, La maison, Syros jeunesse, 2008.
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enfants vivent dans une étrange maison au fond d'un cratère volcanique. Sous la
coupe de surveillants identiques appelés les Césars, leur quotidien est régi
par une discipline de fer qui ne souffre aucun écart sous peine de punitions
effrayantes. Les plus anciens savent qu'un jour, ils devront quitter la Maison.
Mais qu'y a-t-il après? Et pourquoi sont-ils là? Meto veut en savoir davantage
et s'aperçoit peu à peu qu'il n'est pas le seul.
Meto décrit un univers carcéral qui a une emprise à la fois
physique et psychologique sur les enfants. On pense bien sûr à Orwell pour ce
fonctionnement dictatorial où la pensée même est soumise à l’oppresseur. Le
fonctionnement de la maison a sa logique propre qui reste néanmoins opaque pour
nous qui n’y sommes pas initiés. D’où la fascination qu’exerce la description
minutieuse de la Maison et des parades qu’ont trouvé les enfants pour
communiquer ; en effet, dans ce monde cruel, la solidarité entre les enfants
est la seule respiration du récit.
Au fur et à mesure de la lecture, le malaise
grandit et le mystère s’épaissit : une fois Meto ouvert, difficile de le refermer !
La maison est le premier tome d’une trilogie : à suivre !
Yves Grevet, Meto Volume 1, La maison, Syros jeunesse, 2008. 288 p., 14,90 €. Illustration de couverture : Thomas Ehretsmann.
01 mars 2009
Le Blogoclub : Jean-Marie Gustave Le Clézio, Onitsha, Gallimard, 1991.
Avant Onitsha,
j’avais lu de Le Clézio des textes qui ne me semblaient pas forcément
représentatifs de son œuvre telle que je l’imagine : Le procès-verbal est son premier roman, en cela, il est singulier
et pour ce que je m’en souviens, l’écriture était extrêmement distanciée. L’Africain, publié dans la collection "Traits et portraits" du Mercure de France est un portrait de son père et Ritournelle de la faim est une fiction
qui emprunte à la biographie de sa mère. Trois romans, c’est de toutes façons
bien peu en regard des nombreuses publications de Le Clézio.
J’ai donc choisi
pour ce Blogoclub un roman du voyage, du dépaysement, de l’ailleurs car j’ai eu
le sentiment que c’était un aspect que je ne connaissais pas de Le Clézio.
Onitsha est une ville des bords du fleuve Niger et le point de chute des trois personnages du roman. 1948 : Maou et son fils
Fintan y rejoignent Geoffrey Allen, une figure paternelle et maritale
totalement absente depuis des années.
Maou rêve de ces retrouvailles avec
l’homme aimé, Fintan redoute de rencontrer ce père qui, pour lui, n’existe pas.
Une fois sur place, Maou se heurte à l’arrogance des colons anglais et s’ennuie
profondément tandis que son mari est toujours aussi absent, occupé par son travail,
obsédé par une quête improbable : retrouver la trace d’Arsinoë, la
dernière descendante des pharaons. Seul Fintan s’épanouit à Onitsha avec son
ami Bony qui l’initie aux secrets du fleuve africain.
Onitsha a le goût amer des rêves déçus et la beauté de la terre
africaine n’en est que plus violemment insupportable face à l’immense
gâchis que connaissent les personnages. Les amours sont impossibles, les rapports familiaux délités et les relations entre les Européens et les Africains perverties par la colonisation. Il règne ainsi
dans ce roman, une atmosphère à la fois nostalgique, envoûtante et cruelle.
Tout semble aimanté par la puissance mythique de l’Afrique car Le Clézio ne se
contente pas de réécrire en filigrane la destinée de la reine Arsinoë, il donne
également à la destinée de ses personnages une dimension mythique et
intemporelle.
Certaines scènes admirablement décrites sont empreintes d’un
onirisme très marquant. Il y a peut-être un peu de sorcellerie dans l’écriture
de Le Clézio…
Un moment de lecture hors du temps qui serre le cœur et ravit les sens.
Merci à Sylire et à Lisa pour le Blogoclub (tous les détails sur leurs blogs). Maintenant que j'ai posté mon billet, je vais aller voir ce qu'ont lu les autres participants!
Plus tard...Voici donc les billets des dix (quel succès!) autres lecteurs d'Onitsha :Praline, Grominou, Lisa, Julien, Midola, Thaisg, Emma, Martine, Stephie.
Jean-Marie Gustave Le Clézio, Onitsha, Gallimard, 1991. 250 p., 22,50 € . Publication en poche chez Folio, 7€.
25 janvier 2009
Tierno Monénembo, Le roi de Kahel, Seuil, 2008.
Le
roi de Kahel est la biographie romancée d'un personnage haut en couleur
du 19ème siècle : Olivier de Sanderval, lyonnais chimiste, inventeur,
philosophe à ses heures et pour ce qui nous intéresse ici, explorateur.
Les
colonisations sont déjà amorcées lorsque Sanderval se lance à la conquête du
Fouta-Djalon, un massif montagneux de l'actuelle Guinée. Sanderval part avec
l'appui des sociétés de géographie mais sans l'aval du gouvernement français.
Son but est de devenir le maître du Fouta-Djalon mais également de matérialiser
sa vision philosophique de l'humanité : il estime que la vieille Europe n'est
plus la digne héritière des idées antiques et que cette pensée pourra être régénérer
sur le continent africain. Néanmoins, malgré ce projet à teneur plutôt
humaniste, Sanderval ne se départit pas toujours d’une certaine forme de mépris
colonial propre à l’époque.
Ses ambitions sont également évidemment
matérialistes puisqu'il prévoit l'installation du chemin de fer et la mise en
place de nouveaux liens commerciaux.
Le roman fait ainsi alterner les voyages
d'explorations où l'émerveillement côtoie le désappointement surtout lié aux multiples
maladies qui assaille l'homme blanc et le récit détaillé des nombreuses tractations que Sanderval engage avec
les Peuls, peuple largement majoritaire au Fouta-Djalon. Ainsi, Le roi de Kahel
a la particularité d'être la biographie d'un homme blanc colonisateur d'une
partie de l'actuelle Guinée, racontée par un homme noir, guinéen exilé. Monénembo s'empare de cette vie incroyable d'un homme excentrique,
mégalomaniaque pour non seulement dresser la fresque des débuts de la colonisation mais aussi revenir sur
la description du peuple peul. En effet,
Monénembo avait déjà mis en scène l'histoire peule dans un roman paru au Seuil
en 2004 et simplement intitulé Peuls.
Le roman vaut pour son aspect documentaire
qui n'empiète pas trop sur la vitalité romanesque. Les scènes de tractations
avec les Peuls ou avec le gouvernement français m'ont paru un peu répétitives
mais elles sont nécessaires à la compréhension des difficultés rencontrées par
Sanderval. Au final, un texte plein d'allant qui donne à réfléchir sur une
destinée hors du commun.
Tierno Monénembo, Le roi de Kahel, Seuil, 2008. 261 p., 19€.
14 janvier 2009
Jacques A. Bertrand, Les sales bêtes, Julliard, 2008.
Jacques A. Bertrand dresse le portrait d’une
vingtaine de bêtes souvent qualifiées de « nuisibles » : il
convoque la science, l’histoire, ou
encore la linguistique pour réhabiliter le pou, l’araignée, la chouette ou le
serpent. Il s’amuse à souligner les relations étroites qu’entretiennent ces
sales bêtes avec l’homme : son texte est truffé de références et de
citations qui prouvent bien à quel point les bêtes et l’homme sont
indissociables.
Certes, la description est souvent anthropomorphique (ce qui
habituellement me hérisse le poil !) mais cette fois, le procédé est
justifié puisqu’en regard, l’être humain est « animalisé ». Chaque bête
a droit à quatre ou cinq pages, ce qui permet de picorer et de goûter par
petites bouchées la douce ironie et le ton humoristique et savant de Bertrand. Tout
en légèreté, il nous prouve que l’une des dimensions primordiales de l’animal est
la place qu’il occupe dans notre imaginaire.
Ce livre est évidemment à mettre en
parallèle avec ceux de Gilles Bonotaux, Les
sales bêtes, ni sales, ni bêtes ! et Coupables ? Non coupables ? Le procès des animaux,
davantage destinés à un public jeunesse mais tout à fait réjouissant également.
Dans une veine plus sérieuse et plus pragmatique, on trouve enfin le dernier livre d’Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) qui lance un cri d’alarme quant à la façon dont l’humain maltraite le monde animal. Alors, la mouche ou le loup sont-ils vraiment plus nuisibles que l’homme ?
Jacques A. Bertrand, Les sales bêtes, Julliard, 2008. 130 p., 15€.
Gilles Bonotaux, Les sales bêtes, ni sales, ni bêtes!, Milan Jeunesse, 2006. 44 p., 12€.
Gilles Bonotaux, Hélène Lasserre, Coupables? Non coupables? : le procès des animaux, Milan Jeunesse, 2007. 45 p., 12, 50€.
Allain Bougrain-Dubourg, Sales bêtes? Respectons-les, Arthaud, 2008. 203 p., 15€.
13 janvier 2009
Atiq Rahimi, Syngué sabour, Pierre de patience, POL, 2008.
Une fois n’est pas coutume, j’ai lu un lauréat de prix littéraire. Il faut dire que l’un de nos collègues bibliothécaires nous l’avait chaudement recommandé avant sa consécration.
« Quelque part en Afghanistan ou ailleurs », une femme est seule au chevet de son mari blessé d’une balle dans la nuque. Il est inconscient, elle subvient à tous ses besoins. Elle lui parle aussi, comme elle n’a jamais pu le faire auparavant.
Le texte est rythmé par la psalmodie des prières, par les respirations du malade. Les soins apportés au corps inerte ponctuent également le récit. Très vite, le lecteur est happé par cette monotonie des paroles et de l’action. Puis, peu à peu, la parole de la femme se délie complètement. Au départ, vindicative et menaçante envers ce mari qui l’oblige à rester dans un endroit dangereux, elle se révèle presque amoureuse et se confie, comme à une amie intime, et surtout comme à sa « pierre de patience ». Apparaissent alors toute la violence que subit cette épouse mais aussi la misère affective des rapports entre hommes et femmes.
Ces malheurs humains trouvent un écho dans la description allusive de la ville: elle semble désertée et dévastée, réduite à un champ de ruines. Rahimi porte un regard très noir, qui semble sans espoir, sur la condition féminine soumise à un régime intégriste. Les hommes, bien que souvent bourreaux, peuvent aussi être vus comme des victimes aliénées par l’idéologie.
Je reconnais un intérêt réel à ce texte, tant au niveau du style que du sujet mais je dois reconnaître que Syngué Sabour ne m’a pas touchée autant que je m’y attendais. Un avis mitigé pour moi mais Chiffonnette l'a beaucoup aimé tout comme de nombreux lecteurs de la blogosphère. Cathe l'a bien aimé mais a préféré Terre et cendres.
Atiq Rahimi, Syngué sabour, Pierre de patience, POL, 2008. 154 p., 15€.
29 décembre 2008
Alain Damasio, La Horde du Contrevent, Editions La Volte, 2004.
Une précision importante avant de commencer : je ne suis pas une lectrice de science-fiction, de fantasy et autres littératures de l’imaginaire…et pourtant, j’ai pris un grand plaisir à lire La Horde du Contrevent. Il faut dire que je l’ai dévoré comme un livre d’aventures extraordinaires.
Nous voilà jetés au milieu d’un monde hostile balayé par des vents souvent violents : le vent est la clé de voûte de ce monde, ce qui le constitue. D’un bout de ce monde, une horde constituée de 23 hordiers a pour mission d’aller à l’autre bout du monde, à pied, à la seule force de leurs muscles et de leur intelligence. Ils doivent ainsi découvrir ce qu’est le bout du monde (puisque aucune horde n’a jamais réussi à l’atteindre) et connaître en chemin les différentes formes du vent.
Chaque hordier a un statut et une fonction vitale : Golgoth, le traceur, trouve le meilleur chemin, organise la forme de la horde pour qu’elle soit le plus efficace possible ; Sov Strochnis, le scribe, est évidemment la mémoire de la horde ; Caracole est le troubadour qui distrait la troupe par ses contes…et chacun de ses 23 hordiers est également narrateur.
Ainsi, pendant les premiers chapitres, on a un peu de mal à se repérer mais il ne faut pas abandonner car cette multiplicité des narrateurs est un procédé très riche qui donne énormément de relief au récit. Pour certains événements majeurs, les points de vue se succèdent rapidement donnant une impression kaléidoscopique. Puis, chaque hordier livre sa vision de la quête collective et de sa propre quête. Enfin, les styles d'écriture diffèrent selon chaque personnage. Ainsi, on est embarqué dans une aventure collective où les personnalités de chacun sont très marquées et singularisées. C’est dire si l’empathie du lecteur pour la horde naît rapidement.
L’univers inventé par Damasio est par ailleurs tout à fait cohérent : en même temps j’imagine que c’est le défi que se lance tout écrivain de SF/fantasy ! Rapidement, on a le sentiment d’avoir toujours connu ce monde, d’en connaître les codes et les règles. Par exemple, le vocabulaire employé pour décrire les différentes formes du vent et les mouvements de la horde est extrêmement précis, riche et parfois imaginé par Damasio.
Un autre aspect intéressant est l’essence de la quête : elle peut paraître à la fois vaine, abstraite mais aussi essentielle, vitale : découvrir l’origine du monde, ce qu’il y a après, connaître le vaste monde, savoir ce que l’on est, ce qui nous meut, pourquoi on continue à marcher malgré les difficultés. (Cela s’appelle la philosophie !)
Il y a certainement bien d’autres pistes de lecture possibles, notamment pour les amateurs de fantasy mais, je le redis, pour moi, La Horde du Contrevent a avant tout été un grand moment d’aventures qui m’a captivée et bouleversée par moment.
L'avis très complet de Laurine, une lectrice de SF sur le blog Fractale Framboise et la critique de Sandrine sur un vrai "blog-ressource" SF, Mes imaginaires.
Alain Damasio, La Horde du Contrevent, Editions La Volte, 2004. 521 p. + 1 CD. 28€. Paru en poche chez Folio SF en 2007 : 9,40 €.
