Blog superflu

Les lectures d'une bibliothécaire

29 avril 2009

Kenneth Cook, Le koala tueur, Autrement, Littératures, 2009.

kkoala   J’ai lu coup sur coup deux livres qui m’ont beaucoup fait rire. : Le koala tueur de Kenneth Cook et Trois hommes, deux chiens et une langouste de Iain Levison. Ajoutés au « Retour à la terre » de Larcenet, voilà un triplé gagnant qui m’a détendu les zygomatiques !
   Le premier a été glané chez Cathe qui mettait en avant justement l’aspect comique de ce koala tueur. Ces courtes histoires seraient donc toutes arrivées « en vrai » à Kenneth Cook, écrivain australien et arpenteur du bush, mais il se serait refusé à les intégrer dans ses romans de peur qu’elles ne paraissent trop invraisembles ! Vrai ou pas, qu’importe ! Comme on dit en Italie : « se non è vero, è bene trovato » (« Si ce n’est pas vrai en tous cas, c’est bien trouvé »).

  Cook est ami avec une ribambelle de scientifiques et autres naturalistes pour qui comptent uniquement l’observation d’un crocodile rugissant ou la survie des espèces en voie de disparition, au détriment de la sécurité élémentaire des humains. Le voilà donc régulièrement embarqué dans des expéditions de sauvetage de koalas agressifs, ou d’observation de copulations reptiliennes. Cook compte également parmi ses connaissances d’aimables aborigènes arnaqueurs, des montreurs de serpents mortellement venimeux ou des mineurs alcooliques : chaque rencontre est l’occasion d’une (més)aventure  la plupart du temps hilarante.
   Cook a en effet un talent indéniable de conteur et sous ses airs bougons, une grande tendresse pour les humains et les sales bestioles qu’il décrit.

Une virée savoureuse et désopilante au pays des chameaux à l'haleine fétide et des cochons furieux! 

Kenneth Cook, Le koala tueur et autres histoires du bush, Autrement, Littératures, 2008.  Traduit de l'anglais par Mireille Vignol. 154 p., 15 €.

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14 septembre 2008

Julia Leigh, Ailleurs, Bourgois, Littérature étrangère, 2008.

Une femme sans nom fuit son mari en compagnie de ses deux enfants et retrouve sa mère et son frère dans une grande demeure française. Sophie, la femme du frère, vient d’accoucher d’un enfant mort-né. Enfermée dans le déni de cette mort, elle déambule à travers la maison, le cadavre du bébé emmailloté dans les bras. Les tentatives d’enterrements se suivent et se terminent par le refus hystérique de la mère.

   

   Ailleurs ressemble à un mauvais rêve où le grotesque le dispute au surréalisme. Quelle soit impossible pour Sophie ou subite par la femme sans nom, la maternité semble être la clef de voûte de ce récit étrange. Les faits sont décrits froidement, avec une grande distanciation, ce qui renforce l’aspect bizarre des situations et souligne la violence rentrée des rapports entre les êtres. Une expérience de lecture intrigante mais qui m’a laissée de marbre.

   

   Kathel, sur son blog Lettres exprès, est à peu près sur la même longueur d'ondes! Mais beaucoup de lecteurs ont  aimé cet Ailleurs comme Cathe par exemple.


Julia Leigh, Ailleurs, Bourgois, Littérature étrangère, 2008. Traduit de l'anglais par Jean Guiloineau. 104 p., 15€.


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