Composition1

Il existe un pays merveilleux où tous les chiens s’appellent Médor, où se promener nonchalamment sur les quais est une activité coutumière…Telle est la France des années 70 que se représente une petite fille argentine car c’est celle qui lui est décrite par son livre d’apprentissage du français.

Forcée à l’exil par la dictature, elle atterrit avec sa mère au Blanc-Mesnil où le quotidien s’avère moins magique. Pourtant, malgré l’éloignement, l’absence du père emprisonné en Argentine, la bonne humeur est toujours au rendez-vous et Laura Alcoba décrit une succession de souvenirs touchants ou amusants. La relation épistolaire avec le père où il est notamment question du traité d’apiculture de Maurice Maeterlinck (quelle est la couleur préférée des abeilles ? le bleu selon Maeterlinck!) est particulièrement émouvante d’autant plus que l’on comprend que le texte est fortement autobiographique.

De fort beaux moments tout en délicatesse, en retenue que l’on parcourt avec le sourire aux lèvres.

Qui l'a lu ? A chacun sa vérité, Les petits livres de Lizouzou.

Laura Alcoba, Le bleu des abeilles, Gallimard, Blanche, 2013. 120 p., 15,90€.