persona   Persona est la nouvelle sensation scandinave, annoncée comme le successeur de Millenium. (Faisant partie du 0,1 % de la population européenne qui n'a pas lu Millenium, je serais bien en peine de comparer...)

   Ce tome 1 d'une trilogie dont la suite sera publiée très prochainement frappe très fort dès le départ : pas de doute, les deux auteurs ne font pas dans la dentelle. A tel point que, rapidement m'est venue à l'esprit cette question naïve : mais pourquoi certains scandinaves s'obstinent-ils à inventer des tortures et des meurtres tous plus crades, sordides et malsains les uns que les autres? Le roman en gagne-t-il en intensité? Pas sûr...Oui, c'est de la fiction me direz-vous mais la description des souffrances endurées m'a plongée dans l'état d'esprit du lecteur de Détective : plus c'est atroce (et c'est encore mieux sur des gamins!), plus ça fascine! Le voyeurisme est-il utile à la fabrication d'un bon polar? Non définitivement. Mon cerveau n'est pas une poubelle! Ça va mieux en le disant.

   Ce gros point noir mis de côté, Persona s'avale en quelques jours, taraudés que nous sommes par l'envie d'en savoir plus, par la fascination qu'exercent les coins sombres de la psyché humaine mis à jour dans ce polar. Je le reconnais, le duo suédois attrape le lecteur dans sa nasse et lui roule une galoche qui lui laisse un arrière-goût amer dans la bouche. J'ai beau ne pas me rêver en lectrice de Détective, je lirai peut-être le tome 2...

L'avis de Des livres et moi, Le blog du serial lecteur.

Erik Axl Sund (pseudo de Jerker Eriksson et Hakan Axlander Sundquist), Persona, Les visages de Victoria Bergman 1, Actes Sud, Actes Noirs, 2013. (Krakflickan). Traduit du suédois par Rémi Cassaigne. 474 p., 23 €. Photo de couverture : Mika Knezevic/Vetta/Getty Images.