morts   Fin 2010, Mordillat a adapté son propre roman pour la télévision. Les critiques élogieuses notamment lues dans Télérama m’ont donné envie de lire le livre (à défaut de voir le téléfilm vu que je n’ai pas de lucarne !) Mordillat a le sens du souffle romanesque et son récit-fleuve se lit comme un roman feuilleton du 19ème siècle. De nombreux personnages, un contexte social passionnant, le sens du dialogue, pas de doute, voilà du bel ouvrage.

   Pas très original, la référence à Zola saute pourtant aux yeux mais il s’agit là d’un Zola résolument populaire : Mordillat n’a pas peur des mots crus, des scènes de sexe et d’un style très facile à lire. Les vivants et les morts nous rappelle que la classe ouvrière existe encore sans pour autant nous bercer d’illusions sur la portée des luttes sociales.

Un pavé (700 pages !) dans la mare, des personnages inoubliables et l’exaltation des grands jours : un cocktail Molotov littéraire imparable !

Melisander, et Maxi ont aimé aussi.

Gérard Mordillat, Les vivants et les morts, Calmann-Levy, 2005. 655 p., 20,95 €. Existe en livre de poche, 829 p., 8,50 €.