J’ai envie depuis peu de lire des classiques de la science-fiction afin de découvrir ce genre que je ne connais pas. Les fourmis de Werber m’intriguait puisque, dès sa sortie, en 1991, ce livre a remporté un franc succès auprès du public. Werber aurait-il réveillé l’entomologiste qui sommeille en nous ?

   

   En tous cas, son intention évidente a été de plonger le lecteur dans une fourmilière pour lui faire découvrir les mœurs de ces insectes fascinants. Il y réussit très bien puisqu’il mêle de nombreuses informations scientifiques à un récit haletant. Il est bien sûr obligé d’humaniser quelque peu les insectes pour rendre688px_Fourmi_et_pucerons son récit attrayant et accessible mais globalement, il me semble qu’il parvient à rendre la spécificité des fourmis. Découvrir la vie de la fourmilière est ainsi absolument captivant et l’on va de surprises en surprises en découvrant l’extrême développement de la civilisation myrmécéenne.

   L’intrigue liée aux humains qui se déroule en parallèle est un peu moins convaincante, surtout dans sa résolution finale (trop mystique à mon goût !) mais elle offre un contrepoint aux aventures des fourmis.

   

   Le louable intérêt de ce roman est de nous amener, nous êtres humains, à relativiser notre soi-disant tout puissance : Werber montre que notre développement et notre intelligence sont parallèles à ceux des insectes et ne peuvent être vraiment comparés.


Un voyage passionnant chez les fourmis qui ouvre le lecteur à la réflexion et au relativisme.


Bernard Werber, Les fourmis, Albin Michel, 1991. Publié en poche chez Le Livre de Poche, 312 p., 6 €. Photo sous licence Creative Commons : Pr. Dr. Raynal. (Fourmi et pucerons)