souper_electre   La ligne que suit Michèle Barrière pour ses romans est la suivante : mélanger Histoire, romans policiers et gastronomie. On ne s’en étonnera pas puisqu’elle est elle-même journaliste culinaire et membre du mouvement Slow Food. Il faut bien dire que la recette est réussie et la réunion inattendue de ces trois éléments donne une coloration originale au récit.

 

   Souper mortel aux étuves m’a appris beaucoup de choses sur la cuisine médiévale : le goût était à l’acide, on adorait les épices et les herbes aromatiques et on se méfiait des légumes parce qu’ils poussaient dans la terre. Comme il se doit, le livre se termine par un carnet de recettes alléchantes. L’intrigue, quant à elle, est un peu abracadabrante par moments mais qu’importe puisqu’il s’agit avant toute chose, d’un divertissement, léger et rocambolesque. Les descriptions de Paris et de Bruges au Moyen-âge sont plaisantes et pittoresques à souhaits et les personnages, à force de jolis sentiments, sont attachants.


   Souper mortel aux étuves est un très bon livre pour l’été ou pour les moments où on a envie de se distraire.

Merci à Freude qui m’avait envoyé ce livre pour le SWAP Paris. A noter : les trois premières aventures culinaires de Michèle Barrière ont été rassemblées dans un unique volume : Les aventures du cuisinier Savoisy. Régalez-vous!


Michèle Barrière, Souper mortel aux étuves, Agnès Viénot Editions, 287 p., 19 €. Existe en Livre de Poche, 6,50 €.