nueva   Nueva Königsberg au Paraguay abrite une communauté qui vit à la manière de Kant jusque dans les moindres détails de la vie quotidienne. Seulement, une question de grande importance compromet l’équilibre de la communauté : quelle doit être son positionnement par rapport au sexe, sachant que Kant aurait vécu toute sa vie dans la chasteté ? En 1946, le philosophe Jean-Baptiste Botul est appelé à la rescousse pour trouver une solution. Il est accompagné de Sébastien, un jeune zazou moqueur face à ces individus qu’il prend pour des timbrés. Jusqu’à sa rencontre avec Sofia, l’institutrice de Nueva Königsberg…
   

   Paul Vacca aborde cette situation pour le moins inédite et surprenante avec une loufoquerie et un amusement qui font plaisir à voir. Puis, rapidement, l’argument philosophique et les questionnements passent au second plan pour s’incarner plus simplement dans une idylle entre Sofia et Sébastien. J’imagine que Vacca n’a pas voulu alourdir son propos et reste ainsi toujours dans une interrogation très accessible : il est vrai que je m’attendais à un récit plus profondément philosophique. Finalement, à l’image des jeux de mots qui parsèment le texte et qui sont au départ amusants, puis deviennent un peu lassants, cette histoire kantienne n’est qu’un prétexte à la description classique d’un amour contrarié qui finit par triompher.  

J’ai tout de même pris du plaisir à le lire, mais en tant que lecture légère, et non en tant que roman philosophique.

   Vacca est très aimé par la blogosphère et de nombreux billets ont été publiés au sujet de Nueva Königsberg : Joël et Laurence de Mots à mots, Clarabel, Cathe, Amanda, Lily, Sylire, Keisha, Yv,...

Paul Vacca, Nueva Königsberg, Philippe Rey, 2009. 209 p., 17 €.