Par la destinée d’un être hors normes, « Tout seul », qui vit sur un caillou, Chabouté signe un hymne à l’imaginaire : quelle que soit la situation, même la plus extrême, la pensée reste l’ultime sortie de secours. Mais cette histoire souligne que l’esprit humain a aussi besoin d’être nourri, de mots, d’images, de rencontres.

 

   Ce qui me frappe en lisant la même semaine Quelques jours d’été et Tout seul, publiées à 9 ans d’écart, c’est la constance et l’affirmation de la patte chaboutienne : des qualités graphiques et narratives certaines, des personnages profondément attachants, des histoires simples et universelles. D’une BD à l’autre, les dialogues se sont raréfiés, ce qui donne plus de force narrative encore aux images. La bande dessinée, comme le cinéma à ses débuts, est un art de l’image où les mots sont parfois superflus ou redondants et Chabouté l’a bien compris.

   N’hésitez pas à rejoindre "Tout seul" sur son caillou et vous ne regarderez plus votre dictionnaire de la même façon !


   Un coup de coeur de Cathe également à lire sur son blog très complet et fort réussi Les routes de l'imaginaire.

 

Christophe Chabouté, Tout seul, Vent d'ouest, 2008. 368 p., 28 €.