Quelques jours d’été relate une histoire toute simple et bouleversante : un petit garçon est confié à deux vieux villageois qui lui sont inconnus. La femme apprivoise le gamin par ses contes, l’homme en lui apprenant à pêcher à la mouche et à connaître la rivière.

 

   Un scénario effectivement ténu mais c’est précisément de sa simplicité que naît sa beauté. Chabouté excelle dans la maîtrise du noir&blanc : effets de lumière et contre-jours racontent à la perfection la naissance d’une complicité et l’épanouissement d’un enfant, malgré les difficultés.

   Les scènes de pêche sont particulièrement émouvantes et portent en elles les moments de joie fugace mêlés d’une douce mélancolie. La découverte du monde des adultes ne se fait pas sans douleur mais elle est adoucie par cette rencontre avec l’univers campagnard.

   Comme le petit garçon, on sait que l’on gardera toujours au fond de soi ces quelques jours d’été.


Christophe Chabouté, Quelques jours d'été, Editions Paquet, 1999. 30 p. 9€. Réédité chez le même éditeur en 2004, dans la collection Ink, 6€.