Voici la première édition en français d’un texte paru en Norvège en 1991 : une édition tardive certainement liée au succès actuel des polars scandinaves. Mais bien mal m’en prendrait que de critiquer Gaïa de vouloir tirer son épingle du jeu ! Historiquement, cette maison publie depuis bien longtemps des auteurs scandinaves contemporains et œuvre beaucoup pour la reconnaissance de cette littérature.

 

 Pour moi, il s’agit de la première enquête de l’inspecteur Varg Veum dans laquelle je me plonge et malheureusement la déception a été au rendez-vous. Ce polar m’a paru banal, sans grand intérêt. L’intrigue n’a pas éveillé ma curiosité, la langue m’a paru plate et les quelques considérations géopolitiques sur la Guerre Froide sont maintenant dépassées…Certes, le meurtre sur lequel Veum enquête est lié à une entreprise polluante mise sur la sellette par des militants écologistes (ce qui prouve, si besoin, que certains peuples n’ont pas attendu le réchauffement climatique pour se préoccuper d’écologie !), certes, certaines descriptions de paysages norvégiens valent la peine de s’y arrêter…mais pour moi, l’aventure a tourné court et je n’ai pas réussi à terminer ces fleurs bien amères.

   

   J’ai tout de même été rassurée par l’une de mes collègues qui a lu tout Staalesen et qui m’a assuré que ces autres polars sont bien meilleurs et qu’elle avait également été fort déçue par celui-ci. Je persisterai donc en reprenant rendez-vous une prochaine fois avec Varg Veum.

Le point de vue de Jeanjean, un spécialiste du polar sur son blog Moisson noire


Gunnar Staalesen, Fleurs amères, Gaïa, Polar, 2008. Traduit du norvégien par Alexis Fouillet, 363 p. + 1 CD, 22€.