Une femme sans nom fuit son mari en compagnie de ses deux enfants et retrouve sa mère et son frère dans une grande demeure française. Sophie, la femme du frère, vient d’accoucher d’un enfant mort-né. Enfermée dans le déni de cette mort, elle déambule à travers la maison, le cadavre du bébé emmailloté dans les bras. Les tentatives d’enterrements se suivent et se terminent par le refus hystérique de la mère.

   

   Ailleurs ressemble à un mauvais rêve où le grotesque le dispute au surréalisme. Quelle soit impossible pour Sophie ou subite par la femme sans nom, la maternité semble être la clef de voûte de ce récit étrange. Les faits sont décrits froidement, avec une grande distanciation, ce qui renforce l’aspect bizarre des situations et souligne la violence rentrée des rapports entre les êtres. Une expérience de lecture intrigante mais qui m’a laissée de marbre.

   

   Kathel, sur son blog Lettres exprès, est à peu près sur la même longueur d'ondes! Mais beaucoup de lecteurs ont  aimé cet Ailleurs comme Cathe par exemple.


Julia Leigh, Ailleurs, Bourgois, Littérature étrangère, 2008. Traduit de l'anglais par Jean Guiloineau. 104 p., 15€.