02 juillet 2009
Des livres pour Haïti
Babelio s'associe à Bibliothèques sans frontières pour collecter des livres afin d'alimenter les bibliothèques d'Haïti.
Première étape : ne donnez pas n'importe quoi et lisez avec attention le guide du don!
Deuxième étape : envoyez vos livres jusqu'au 31 juillet à : Babelio – Des Livres pour Haïti Guillaume Teisseire 36, rue Saint Sébastien 75011 PARIS
Troisième étape : parlez-en autour de vous!

30 juin 2009
Antoine Bello, Les falsificateurs, Gallimard, Blanche, 2007.
Les
falsificateurs est un
livre qui ne ressemble à aucun de ceux que j’ai pu lire dans ma petite vie. Le
postulat de départ est pour le moins surprenant d’autant plus que l’intrigue se
situe dans notre monde : une organisation secrète aux ramifications
mondiales appelée le Consortium de Falsification du Réel (CFR pour les intimes)
a pour mission de falsifier certains pans de la réalité. Ainsi, certains
événements connus de tous, comme l’envoi par les russes de la chienne Laïka
dans l’espace, n’ont jamais eu lieu dans la réalité mais ont été inventés de
toutes pièces par le CFR. Très bien, mais pourquoi falsifier le réel ? Le
roman n’apporte pas de réponses et bien pire, les dirigeants du CFR n’informent
pas leurs agents de la finalité du CFR. De quoi piquer notre curiosité !
Une fois accepté ce postulat (ce qui, en soi, n’est pas évident tant l’idée de
falsification peut paraître improbable, voire invraisemblable), le lecteur est
plongé dans un récit à la mécanique parfaitement huilée. Impossible de lâcher
le livre tant la falsification du réel peut se révéler palpitante, ludique et
intrigante. En effet, tous les domaines de la connaissance sont susceptibles
d’être falsifiés : Antoine Bello est parvenu à faire de son livre un
puissant réservoir d’histoires, qui, parfois, à elles seules pourraient faire
l’objet d’un roman. Les falsificateurs
est un éloge vibrant à l’imaginaire et au pouvoir des mots, des histoires et
des légendes parfois plus importantes pour les esprits que les faits bruts.
De
plus, décrire le fonctionnement du CFR par l’intermédiaire de Sliv, jeune
recrue islandaise, est également l’occasion de décrire le monde du travail tel
qu’il peut être dans n’importe quelle entreprise multinationale :
concurrence farouche, méthodes parfois expéditives, lourdeurs hiérarchiques
pénibles, etc.
Un roman absolument brillant qui fait la
part belle à l’imaginaire.
La suite des Falsificateurs, Les éclaireurs est sorti, toujours chez Gallimard, en février dernier.
L'avis de Keisha qui a également beaucoup aimé et qui attend de lire la suite avec impatience!
Antoine Bello, Les falsificateurs, Gallimard, Blanche, 2007. 501 p., 21 €. Existe en Folio à 8,60 €.
29 juin 2009
Helene Hanff, 84, Charing Cross Road, Autrement, Littératures, 2001.
Voici
un livre déjà bien repéré par les amoureux des livres et des librairies (la quatrième de couv’ assure même que
c’est un « livre culte » !) Ma première surprise en le
découvrant est de voir qu’il s’agit d’un échange épistolaire entre deux
personnes réelles et non d’une fiction.
Helene Hanff est une scénariste américaine. Après-guerre, elle décide de se constituer
une solide culture classique mais les librairies new-yorkaises ne lui
conviennent pas. Elle répond alors à la petite annonce de Marks and Co,
vénérable librairie sise au 84, Charing Cross Road, London. S’ensuit une
correspondance entre Helene l’américaine et Frank, l’un des libraires
londoniens qui durera de 1949 aux années 60 ! Leurs courriers soulignent
avec malice les différences culturelles entre les Etats-Unis et la
Grande-Bretagne : ils ont beau parler la même langue, leur rapport à
l’autre est bien différent. Helene est rigolote, exubérante et très directe
quand Frank conserve en toutes circonstances sa réserve, sa sobriété et son
flegme.
Evidemment, comme leur correspondance porte sur les livres, les
lettres sont truffées d’allusions et de références à la culture anglo-saxonne
classique que de nécessaires notes en bas de pages viennent éclairer.
Une touchante histoire d’amitié, pleine d’humour et d’érudition, entre deux amoureux des livres.
Helene Hanff, 84, Charing Cross Road, Autrement, Littératures, 2001. 113 p., 12,20 €. Existe en Livre de Poche à 5,50 €.
28 juin 2009
Minh Tran Huy, La princesse et le pêcheur, Actes Sud, 2007.
Lam
est une adolescente taciturne, très bonne élève et dévoreuse de livres. Lors
d’un voyage linguistique en Angleterre, elle fait la connaissance de Nam, un
jeune homme séduisant et sociable dont elle tombe immédiatement amoureuse. Lui
la considère plutôt comme une petite sœur. Tout les oppose a priori sauf leur
origine vietnamienne, que tous deux vivent de façon bien différente.
Les
parents de la jeune fille ont fui le pays suite à l’arrivée des communistes au
pouvoir : à force de ténacité et d’une volonté inflexible, leur réussite
professionnelle et matérielle assure un cocon douillet à Lam. Le passé
vietnamien n’est pratiquement pas évoqué à la maison. Seule la grand-mère lui
ouvre une seule et unique fois la porte de sa mémoire en évoquant la
douloureuse histoire familiale. Nam, quant à lui, est arrivé en France
clandestinement au péril de sa vie, sur une fragile embarcation. Il vit dans
une cité et doit faire au mieux pour essayer de faire venir sa famille en
France. Pour Nam, le Vietnam est le pays de la misère mais la France ne se
livre pas si facilement à un enfant seul, sans soutien.
Au-delà du récit initiatique, La princesse et le pêcheur est un roman qui s’interroge sur les origines et sur la complexité que peuvent engendrer les émigrations. Complexité, souffrance mais aussi richesse : Minh Tran Huy transmet cette palette au lecteur notamment par l’insertion dans son roman de contes vietnamiens qui trouvent un écho dans l’histoire. Si la narration s’embrouille parfois un peu puisque de nombreuses strates temporelles sont évoquées, le charme opère et l’on ressort de cette lecture avec l’impression d’avoir un petit peu compris ce que vivent certains vietnamiens en France. La princesse et le pêcheur est à mettre en relation avec Le lac né en une nuit, un recueil de contes vietnamiens également écrit par Minh Tran Huy.
Papillon a été déçue par cette histoire tandis que Cuné a été émue.
Minh tran Huy, La princesse et le pêcheur, Actes Sud, Domaine français, 2007. 186 p., 18 €.
Le lac né en une nuit et autres légendes du Vietnam, Actes Sud, Babel, 2008. 134 p., 6,50 €.
09 juin 2009
Blog (encore!) en repos pour une semaine.
Me voilà à nouveau en vacances avec dans mon sac à dos : La princesse et le pêcheur (voir couverture juste à côté!), Les chardons du Baragan de Panaït Istrati (merci Pierre pour ce cadeau et cet auteur totalement inconnu pour moi!) et Les falsificateurs de Bello (encore merci à Pierre!) J'espère que la rando dans les Vosges me laissera un peu de temps pour lire tout ça!
Bonne semaine à tous les lecteurs et bloggeurs et à bientôt!
08 juin 2009
Laurie Colwin, Frank et Billy, Autrement, Littératures, 1999.
Pourquoi
tombe-t-on amoureux ? Parce que l’autre est notre alter ego ou au contraire
notre exact opposé ? Le sait-on un jour ?...Frank et Billy parle de
ce sentiment à la fois commun, mystérieux, futile et profond qu’est l’amour, à
travers l’histoire d’une relation adultérine. Frank a la cinquantaine, une vie
comblée, une femme raffinée. Pourtant, le voilà au lit avec Billy, sa
maîtresse. Elle, c’est tout l’inverse de Vera, la femme de Frank. Billy s’habille
comme l’as de pique, n’a que faire de la décoration intérieure et déteste les
mondanités. Comme Frank, elle s’épanouit dans son mariage. Pourtant, Frank et
Billy sont attachés l’un à l’autre. « Pour elle, notre liaison était
possible que parce que nous nous fréquentions à petites doses. Une tranche de
vie ordinaire nous serait fatale. » p. 23
Laurie Colwin cherche à capturer
l’insaisissable, les battements de cœur, dans une prose précise, nostalgique et
tendre. Elle y parvient justement en soulignant tout ce qui reste étranger chez
l’autre, tout ce qui peut encore surprendre. Dans le premier chapitre, Frank
parle de sa maîtresse et c’est là que le ton est le plus doux. Puis, le
narrateur devient extérieur et en prenant de la distance, on voit les nuances sentimentales
apparaître : l’inquiétude est permanente, l’agacement point parfois et la
dépendance à l’autre est obsédante. « Il
avait souvent l’impression qu’être amoureux, c’était avoir un oiseau pris dans
les cheveux. »p. 80 Le portrait de Billy, femme à la fois attachante et
revêche est aussi un aspect très réussi du roman.
Une lecture que l’on fait le
sourire aux lèvres et le cœur un peu serré.
Clarabel est une spécialiste de Laurie Colwin puisqu'elle a lit tous ses livres!
Laurie Colwin, Frank et Billy, Autrement, Littératures, 1999. (Another Marvelous Thing). Traduit de l'anglais par Elishéva Marciano. 146 p., 14,95 €. Existe en livre de poche à 6 €.
06 juin 2009
Dashiell Hammett, Moisson rouge, Gallimard, Série Noire, 2009.
Initialement
paru en 1929 au Etats-Unis, The Red Harvest a été traduit pour la
première fois en France dans les années 50. Eternel débat littéraire, la
question de la traduction s'invite à propos dans le policier. Il semblerait en
effet que la première traduction française utilise beaucoup d'argot parisien
des années 40, ce qui aurait eu pour conséquence un vieillissement prématuré de
cette fameuse Moisson rouge. Gallimard se propose donc de retraduire les
romans d'Hammett qui seront compilés dans une anthologie à paraître chez Quarto
en octobre prochain (information trouvée dans Télérama : à suivre...).
En
attendant, voici donc une nouvelle traduction de Moisson rouge qui,
selon la préface, respecte "l’esprit, le ton, le rythme, le vocabulaire,
les sonorités, le cadre culturel et historique" des romans d'Hammett.
Je n'ai malheureusement pas eu l'occasion de comparer avec l'ancienne version
mais force est de constater que cette traduction reste sobre et n'en fait pas
trop, particulièrement dans le vocabulaire et les expressions populaires.
Ainsi, bien qu'affichant 80 ans au compteur, Moisson rouge
s'avère d'une modernité stupéfiante. Je ne pense pas néanmoins que tout soit
lié à la nouvelle traduction! Moisson rouge est l'un des romans qui a
inauguré le genre du hard-boiled : l'omniprésence de la violence, la
froideur dans la narration, la description sociale sont des éléments que l'on
retrouvera ensuite dans de nombreux romans et polars du XXème siècle. D'où
certainement, cette impression parfois que Moisson rouge est tout droit
sorti de la plume d'un auteur américain contemporain!
Je soulignerai tout de
même que ce roman est à déconseiller aux âmes sensibles puisque la violence qui
y règne est crue et macabre. Comptez un cadavre au moins par chapitre! Une
lecture dont on ne sort pas indemne puisque le propos y est profondément
pessimiste.
Pour toutes ces raisons et pour ses réelles qualités littéraires, Moisson rouge est bien un classique du roman policier et de la littérature : à lire et à relire, un verre de whisky frelaté à la main !
Dashiell Hammett, Moisson rouge, Gallimard, Série Noire, 2009. (The Red Harvest) Traduit de l'anglais par Nathalie Beunat et Pierre Bondil. 283 p., 18,50 €.
03 juin 2009
Wolfgang Schorlau, Opération Jackson, Jacqueline Chambon, 2009.
Opération Jackson est à
la fois un thriller technologique et un policier politique : au cœur de
l'intrigue se trouve en effet une nouvelle arme féroce et effrayante qui
utilise les micro-ondes (pour faire bouillir le sang de n'importe quel
être vivant à distance, ce qui provoque la mort par carbonisation : argh! ne
rigolez pas, il paraît que ça existe vraiment ce genre de trucs, brrr...). A cela
s'ajoute l'implication de l'armée allemande en Afghanistan après 2001.
Opération Jackson montre
surtout les répercussions dramatiques d'une intervention dite
"civilisatrice" non seulement sur les civils afghans mais aussi sur
les militaires allemands. La démonstration, bien connue, est sans appel : tout
le monde est perdant, sauf le marchand d'armes qui tire ses marrons du feu.
Au-delà de la dénonciation sans appel de la guerre, Opération Jackson est un thriller bien mené et prenant.
Différents points de vue alternent : Dengler, le détective
privé qui enquête sur la disparition d'un soldat, la marchande d'armes qui
jubile à la vue du 11 septembre et des guerres qui s'annoncent, les soldats
allemands déployés en Afghanistan, ceux qui participent aux expériences
secrètes et inhumaines de l'armée...Cette diversité permet de soutenir
l'attention du lecteur et chaque récit se présente comme la pièce d'un puzzle
qui se reconstitue au fur et à mesure de la lecture. Les passages consacrés au
détective Dengler et à l'enquête proprement dite font preuve de bien peu
d'émotions : sécheresse du ton et style lapidaire font se concentrer sur le
déroulement de l'enquête et assez peu sur le personnage de Dengler.
Les récits des soldats par contre rendent avec justesse le
tragique de la guerre, à travers notamment la description de situations isolées
(un meurtre gratuit, un bombardement conscient de civils...) qui symbolisent
l'horreur et l'absurdité des combats.
Au final, les différents aspects du roman parviennent très
bien à se recouper et l'aspect politique, à mon sens, dépasse le simple
thriller de divertissement...ce qu'Opération Jackson n'est pas vraiment.
Une bonne surprise que ce polar allemand, premier livre traduit en français de
Schorlau.
(Seul bémol : l'horrible photo de couverture qui ne donne
pas envie du tout!)
Wolfgang Schorlau, Opération Jackson, Jacqueline Chambon, 2009. (Brennende Kälte. Denglers vierter Fall.) Traduit de l'allemand par Johannes Honigmann. 282 p., 20 €.
02 juin 2009
Viviane Moore, Marie-Claire Pajeile, 79° Nord, Elytis, 2009.
Viviane Moore est connue pour ses
romans policiers historiques, notamment publiés chez 10/18 ou dans la
collection Labyrinthes des Editions du Masque. Lors d’une mission
franco-norvégienne sur l’archipel du Spitzberg, situé non loin du Pôle Nord,
Viviane Moore a rencontré l’illustratrice Marie-Claire Pajeile. De ce voyage et
de cette rencontre est né 79° Nord.
Ce court polar met en scène un inspecteur
de police norvégien, Erik Olsen. Il est appelé en renfort sur l’archipel pour
élucider le meurtre d’une jeune femme, Olga, tuée à coups de hache. L’enquête
sur l’assassinat d’Olga se double pour Erik, d’une quête personnelle : la
recherche de ses propres origines. Erik Olsen est en effet né sur cet archipel
dans des circonstances mystérieuses et il n’a pas connu ses parents, tous deux
morts à Spitzberg.
Voici un policier sans prétentions, de bonne facture et qui
se lit d’une traite. L’intrigue n’est pas en soi renversante mais elle s’avère
cohérente et mêle habilement les histoires d’Olga et d’Erik. Comme le dit l’un
des habitants de Spitzberg, « ici, rien n’est pareil. » : Viviane
Moore parvient à rendre l’atmosphère particulière de ces îles arctiques. La
mélancolie, la langueur et le fatalisme qui habitent les protagonistes
réussissent même à adoucir la violence du meurtre et des relations sociales.
Tout semble figé sous le soleil éternel et froid du Grand Nord et les
révélations qui sont faites à Erik sur son passé, à la toute fin du roman,
paraissent d’autant plus troublantes.
Les illustrations de Marie-Claire Pajeile
qui ponctuent le récit, montrent de grands espaces désolés désertés par les
hommes.
Une agréable escapade dans le « pays aux côtes glaciales », une lecture émouvante et mélancolique.
Viviane Moore (texte), Marie-Claire Pajeile (illustrations), 79° Nord, Elytis, 2009. 141 p., 10 €.
21 mai 2009
Michael Koryta, Une tombe accueillante, Seuil, Policiers, 2009.
Attention, voilà du lourd !
Ironie amusante, ce livre m’a gracieusement été envoyé par le site
Chezlesfilles.com et par les Editions du Seuil. Ironique donc car on est loin
de la littérature « pour filles » ! Mais c’est avéré dans les
enquêtes socioculturelles, les « filles » lisent elles aussi beaucoup de
policiers. Certaines d’entre elles aiment certainement les gros durs et dans ce
cas, cette tombe accueillante le sera pour elles (et peut-être plus encore pour
de nombreux garçons…)
Lincoln Perry s’est fait viré de la police de Cleveland
après avoir passé à tabac Alex Jefferson, un riche avocat qui lui a volé sa
fiancée. Devenu détective privé (car, une fois que l’on a goûté à l’adrénaline
des enquêtes, difficile de s’en passer !), il est contacté des années
après par son ex-fiancée, devenue l’épouse de l’avocat. Ce dernier a été
assassiné dans de sombres circonstances (enlèvement, torture…) : il laisse
en héritage une somme rondelette à un fils né d’un précédent mariage et avec
lequel il n’a plus de contact. La mission de Lincoln Perry consiste, tout
simplement, à retrouver la trace du fils disparu. Très vite, la recherche du
fils fantôme prend une tournure des plus désagréables et Perry se retrouve dans
l’inconfortable position de principal suspect pour le meurtre d’Alex
Jefferson…
Voilà un polar qui ne fait dans la dentelle. Son but premier est bien
plutôt l’efficacité du déroulement de l’enquête et la montée inexorable d’un
suspense qui scotche le lecteur à sa tombe. Comme la mafia russe se retrouve
mêlée à cette histoire, de nombreuses scènes d’action viennent rythmer le
récit : bagarres, fusillades, interrogatoires musclés…Lecteurs sensibles,
s’abstenir ! La violence va crescendo et devient en effet quasi-permanente
dans la deuxième moitié du livre.
Le personnage de Lincoln Perry ajoute à
l’intérêt du récit par son humour à froid et par son statut bien
particulier : franc-tireur, il est à la fois enquêteur et suspect dans la
même enquête. De quoi provoquer quelques sueurs froides. Les scènes intimistes
avec son collègue rangé des camions pour cause de blessures humanisent le
personnage mais pas de méprise, on reste dans l’action pure et dure.
Au final, un polar qui ne révolutionne pas le genre et qui peut gêner par l'omniprésence d'une violence parfois gratuite. Néanmoins, l'efficacité du suspense permet de passer outre et de se laisser prendre au jeu.
De l’adrénaline, de la testostérone, des flingues en tous genres : un livre très viril en somme !
Merci à Suzanne de chez les filles.com et au Seuil pour cet envoi.
Les avis positifs de Nag, Mika, et de Michel.
Michael Koryta, Une tombe accueillante, Seuil, Policiers, 2009. (A Welcome Grave). Traduit de l'anglais par Mireille Vignol. 350 p., 21,80€.

